Catégorie : Autobiographie

  • 14. Indre, 1990-1992, 2 ans, 4 adresses

    Quand j’arrive chez mon père, tout est d’emblée plus simple. Une bêtise suivie d’un aveu n’en est plus une, et le mensonge, qui était un rouage nécessaire à ma survie à Limoges, devient une faute grave. Chez mon père, on se fait complètement confiance et on ne fouille pas dans les affaires l’un de l’autre. En outre, de façon générale,…

  • 13. A Limoges, sept. 1985 – janv. 1990

    C’est ma tante Nancy qui nous accueille à Limoges où elle réside déjà avec son fils et son nouveau compagnon. Elle nous fait un peu de place dans sa vie, nous prête sa nounou pour mon frère pendant que je suis à l’école, et balade ma mère de-ci de-là, qui pour un travail ou une formation, qui pour un logement.…

  • 12. Appartement de Pau, 1983-1985

    Entre 1 an et 18 ans, j’ai déménagé onze fois, sans compter les logements qui nous étaient prêtés pour quelques mois, le temps d’une transition. Genoux qui se frottent, corps qui se déplacent et qui chutent, ombres qui effraient le soir quand les contrevents sont tirés. Le carrelage et le béton écorché d’Algérie, le plancher des Pyrénées atlantiques, la moquette…

  • 11. Les « scouts »

    Dès l’âge de 7 ans, ma mère m’inscrit aux « scouts », enfin, c’est comme cela qu’elle appelle ces groupes indépendants de loisirs. Il y a eu trois essais contrastés. Les scouts « bras cassés » Ma mère se renseigne et contacte un groupe de scouts à Limoges. Elle a très vite un faible pour le responsable qui s’appelle Schneider, je crois même qu’il…

  • 10. Enfance

    Jusqu’à mes 10 ans à peu près, je me vois comme une autre, une marionnette à fils, une enfant programmée, avec des ratés dans le texte. Je me glissais dans les espaces que j’avais le droit d’investir. J’étais ce qu’on voulait que je sois. J’étais là, et ma mère me disait (parfois même sans parler !) ce qu’il fallait que…