• 30-Cours du Cned-1re Partie (Gaza-ville, sept. 1995-juin 1996)

    Je ne savais pas que ce serait la dernière fois que je me soumettrais à l’Ecole, à ses horaires, à ses odeurs, à ses bruits. Ce n’est pas facile, je te le dis tout de suite. J’évoque rarement cette période. Je n’en parle pas. Si l’on me questionne, je fuis, l’air de rien, coups d’œil discrets à 200 degrés autour…

  • 29-Lycée français de Koweït – 3e partie (Koweït-City juin-1995)

    Mon année de Première au LFK se referme avec l’annonce de notes plutôt moyennes au Bac français, que nous fêtons ensemble dans un nouveau fast-food installé sur la corniche koweïtienne. Nous sommes tous présents. Les 17 de la classe. J’ai des photos des 16 autres. On ne faisait pas d’autoportrait à l’époque, car la technologie ne le permettait pas. Les…

  • Pierre d’achoppement

    Dès que je suis laissée libre, seule avec moi-même, quelques jours, mes pensées reviennent toujours vagabonder dans les mêmes paysages, ceux d’une identité que je cherche encore, que j’ai manquée, qu’il est encore temps de vivre pleinement, sans doute ; enfin c’est ce qui me vient lorsque j’essaie de me raisonner sur ce temps qui passe et qui semble écraser…

  • 28 – Lycée français de Koweït – 2e Partie (Koweït-City, novembre 1992-juin 1995)

    Je me rends compte que les motivations qui me poussent à rendre les armes sont plus ou moins dictées par le manque de perspectives et de contrôle. J’essaie de m’adapter à ce cinquième collège en quatre ans, mais au bout de deux ans, je dois bien admettre que, pour la première fois, c’est un échec. A quoi sert de se…

  • 27. Lycée français de KOWEIT – 1ère Partie (Koweït-City, novembre 1992-juin 1995)

    A l’automne 1992, le lycée français de Koweït tient encore dans une énorme villa du quartier de Salmiya, à l’extrémité est de la ville. En ce premier jour, je suis menée à ma nouvelle classe, la seule et unique Troisième du Lycée, par mon futur prof de mathématiques, Monsieur Pagnier, un homme de très grande taille, à la lippe pendante…